Engagé et militant politique au parti socialiste depuis plus de vingt ans, j'y promeus, avec beaucoup d'autres, nos valeurs de solidarité et d'émancipation.

Fervent défenseur de l'école laïque, j'assure pour l'heure, outre ma délégation Lommoise à l'éducation et aux associations, la Présidence du réseau d'élus le CEDRE. En disponibilité de l'éducation nationale, je suis actuellement Directeur de Cabinet du Maire de Grande-Synthe, Damien Careme.

15 juillet 2017 0 Commentaire

Vivre ensemble à lomme

 

Mesdames et messieurs le représentants des corps constitués,14 JUILLET2107

Mesdames et messieurs les responsables des associations patriotiques,

Mesdames et messieurs les dirigeants et militants associatifs de notre ville,

Mesdames et messieurs les élus du Conseil Municipal,

Mesdames et Messieurs,

 

Et pour beaucoup d’entre vous, j’oserai dire, mes chers amis,

 

 

Permettez moi, au début de mon propos, de vous dire mon plaisir d vous retrouver ce matin en ce 14 juillet 2017, dans cette belle salle de notre Hôtel de Ville.

Vous le savez, notre Fête Nationale, le 14 juillet c’est d’abord la fête de notre République.

C’est vrai partout en France c’est peut être encore plus vrai ici, à Lomme, où nous avons pris l’habitude de célébrer le 14 juillet dans cette salle sous le regard bienveillant de Marianne et Jaurès.

 

Célébrer chaque année le 14 juillet, c’est, en effet, d’abord célébrer un moment fort de notre Histoire, c’est aussi mettre à l’honneur la République.

C’est rappeler que la nation française a fait, depuis le début de la 3éme république, de cette date,sa fête nationale..une fête dont nous sommes fiers et que nous célébrons avec ferveur sous des formes différentes, très officielle cE matin, avec le défilé et cette cérémonie et festive cet après midi au parc urbain pour notre très attendue fête d’été, après celle de la semaine passée à délivrance.

 

Je vous y invite d’ailleurs à venir très nombreux.

 

Au delà , en effet, du contenu même de la journée du 14 juillet 1789 et au delà des conséquences, le 14 juillet 1789 est le symbole d’une nouvelle manière d’intervention du peule dans le déroulement de son histoire.

Le peuple a fait la révolution et mis à terre le système des ordres et notamment des ordres dominants, la monarchie et le clergé, ceux qui dominaient et exploitaient le peuple, le Tiers-Etat.

 

Certes, ce ne fut pas encore la Démocratie, ni le 14 juillet 1789, ni le lendemain mais ce fut pour la première fois, de cette manière, le peuple, qui par un acte symbolique, intervint de manière autonome dans le cours des événements pour le détourner radicalement.

La Révolution fut, rappelons, sanglante, bien des têtes tombèrent dans le tumulte d’une France qui se cherchait un destin et un avenir.

En ce sens, le 14 juillet 1789, est la première de ces dates symboles lors desquelles le peule, et d’abord le peuple de paris, modifiera le cours des événements et donc le cours de notre Histoire.

Oui, le 14 juillet 1789, c’est bien le peuple qui entre en scène et met en branle les prémices de la citoyenneté et de la démocratie.

La route vers celle ci sera longue à se dessiner jusqu’à son affirmation définitive en ouvrant le droit de vote aux femmes en 1944 et en construisant notre démocratie moderne.

 

Il faudrait d’ailleurs nous le rappeler d’une manière plus nette et décisive alors que la dernière séquence électorale a magnifié encore une fois le poids de l’abstention.

 

Le 14 juillet, c’est la fête de la République, cette République qui est un peu comme l’air que l’on respire, quelque chose dont on se rend compte que lorsqu’elle disparaît ou se raréfie.

 

En ces temps qui résonnent d’intégrisme, d’intolérance,de violences et d’excès, célébrer le 14 juillet doit être aussi l’occasion de nous souvenir que nous disposons, avec la République et la Démocratie, d’un bien d’autant plus précieux qu’il reste rare dans le monde.

 

C’est un bien qui mérite que l’on se batte pour lui, pour le préserver, pour l’enrichir, pour l’enraciner, le conforter…et d’abord au quotidien pour ne pas le dégrader.

 

Rappelons nous les événements de Nice, il y a tout juste un an. C’était alors la France et les Français qui étaient visés à travers eux notre Démocratie et notre République.

Ni ces actes infâmes, ni tous ceux, nombreux, qui ont été commis depuis 1789, ni les guerres, coloniales, civiles et mondiales, n’ont pu effacer l’Histoire que les révolutionnaires ont tracé.

 

Cela aussi, d’une certaine manière, donne à la Nation française une définition particulière:la Nation comprise comme un peuple assemblé dans la volonté de vivre ensemble et de se construire ensemble.

 

C’est ce que nous essayons , à notre place, de construire en tant qu’élus, en tant que citoyens et à transmettre à Lomme en particulier pour notre jeunesse.

 

C’est le sens à donner à nos priorités tournées autour de la solidarité, de l’éducation, de la culture et de la citoyenneté.

 

Ce ne sont pas que des mots dans un discours mais des actes que nous construisons tous les ans, tous le mois, tous les jours, collectivement, avec vous tous pour faire corps, pour faire société, pour faire Lomme.

 

La nation ne peut se réduire à je ne sais quel conglomérat de communautés « soi-disantes » ethniques, religieuses ou culturelles. La Nation ne peut se réduire à la juxtaposition de groupes ou de communautés autonomes, indifférentes, sinon hostiles.

 

C’est dire si nous avons le devoir d’être vigilants envers tout ce qui pourrait risquer de réduire ces dimensions de la nation et d’entrer dans l’ère de la soumission ou de la fragmentation.

 

C’est tout l’enjeu de l’adéquation entre la nationalité en termes juridiques et l’appartenance à la Nation en termes politiques, sociaux, culturels, citoyens et donc laïcs.

 

De ce point de vue aussi la France, sa République, sa conception de la Nation peuvent et doivent être un exemple sinon un modèle pour une Europe toujours en construction…et qui se cherche encore en la matière.

 

Enfin, et j’en terminerai, le 14 juillet, chaque 14 juillet, c’est aussi l’occasion à Lomme de faire la fête, parce que celle ci fait partie de ces moments d’Unité du peuple Français quand elle porte ce très nom de fête populaire. Et c’est le cas à Lomme !

 

Une fête qui rassemble dans le plaisir d’être ensemble, de partager des moments de plaisirs, de joie, d’émotion comme certainement cette après midi et ce soir au parc urbain de Lomme autour du programme concocté par le service animation et tous les bénévoles que je remercie vivement au nom du maire, Roger Vicot.

 

Merci, chers amis, de votre présence.

 

Vive le 14 juillet !

 

Vive la République !

1 juillet 2017 0 Commentaire

Déconstruction éducative

Le C.E.D.R.E, tient à réaffirmer l’importance de la réforme des « rythmes scolaires » initiée en 2013 alors que vient de paraître un nouveau décret remettant en question la mesure.

Celui ci, déjà débattu et rejeté au CSE le 8 juin dernier, permet ainsi de déconstruire tout ce que les partenaires éducatifs ont pu construire pour de revenir à la semaine de 4 jours, à la suite d’un « consensus » de tous les acteurs, collectivités, éducation nationale et conseils d’école.

Rappelons d’emblée que cette semaine de 4 jours était largement contestée avec :

● Une journée trop longue, mal gérée temporellement, et une année scolaire trop courte (144 jours ouvrables compte non tenu des ponts),

● Une répartition problématique des disciplines dans les emplois du temps due à la mauvaise gestion des journées de classe

● Une relation distendue avec les parents d’élèves avec la disparition du samedi matin

● Tout cela pour des résultats aux enquêtes internationales plutôt catastrophiques

Inscrite maintenant dans les projets éducatifs de territoire, la réforme des rythmes a été débattue et négociée sur de très nombreux territoires entre tous les acteurs éducatifs. Elle a permis par l’échange et la concertation d’éclairer les enjeux éducatifs sur tous les temps formels, non formels et informels

Il serait particulièrement malvenu de « détricoter » la réforme alors qu’il faudrait en réalité tout faire pour améliorer l’existant en rappelant trois objectifs majeurs :

Respecter le rythme biologique de l’enfant par l’organisation d’une « nouvelle semaine » aménagée sur 5 jours

Améliorer la réussite scolaire et éducative par des projets d’école novateurs en articulation avec la mise en place d’activités éducatives hors temps scolaires réalisées dans le cadre de parcours de découverte.

Mieux intégrer les enfants dans la ville en les accueillant dans les structures culturelles et sportives, scolaires et périscolaires,

Il faudra pour cela garantir les moyens auprès des collectivités et asseoir totalement la gratuité des nouvelles activités éducatives, dégager du temps de concertation entre les équipes et acteurs éducatifs agissant sur les temps scolaire et périscolaire, continuer et amplifier les temps de formations nécessaires, favoriser l’innovation et les expérimentations sur les 5 jours non obligatoirement consécutifs.

 

15 juin 2017 0 Commentaire

Il faut pouvoir aussi se regarder dans une glace…

« Dynamitage ».Jean Michel Bretonnier titrait ainsi son éditorial dans la Voix du Nord lundi 12 juin, revenant dans celui-ci sur toute la séquence électorale, des Présidentielles aux législatives.

Dans une très large majorité des 577 circonscriptions en France, dans notre région et dans la 11éme circonscription du Nord la vague Macron a placé en tête les candidats d’En Marche, dynamitant pour le coup le parti socialiste et fragilisant sérieusement Les Républicains.

Le scrutin majoritaire produit toujours ses effets et encore plus avec un émiettement des candidatures, dont l’action complémentaire enverra demain assurément presque 80% de marcheurs à l’Assemblée Nationale pour 30 pour cent des suffrages au premier tour.

Dont acte !

La division de la gauche produira donc les mêmes effets avec les mêmes conséquences que pour les élections régionales, cantonales et évidemment présidentielles, l’affaiblissement de tous, alors que le ps, EELV, le PCF, les Insoumis ont acté clairement et politiquement leur volonté de ne pas travailler ensemble et encore moins de présenter des candidatures communes.

Au regard du résultat catastrophique, la gauche quasi balayée dans notre département et dans tout le pays, de nombreuses questions surgissent quant à la responsabilité du désastre.

Il y a 5 ans, nous gagnions les Présidentielles et étions majoritaires à l’Assemblée, au Sénat, dans les Régions, Départements et dans de nombreuses grandes villes.

5 ans plus tard, après 5 années de présidence Hollande, nous avons factuellement tout perdu et dilapidé en très peu de temps ce que nous avions collectivement construits.

La responsabilité de Hollande est évidemment certaine notamment  sur le bilan des 5 années de Présidence, du changement de cap et de la politique de l’offre, de l’augmentation des impôts qui asséché les poches des citoyens et notre électorat, de la faute morale de la déchéance de nationalité, de l’affaire Léonarda gérée comme un «  sous préfet ».

Je n’oublie pas ce que nous avons accompli d’important dans le domaine de l’éducation en particulier, de la jeunesse ou de la loi sur le mariage pour tous et l’action du gouvernement pendant la vague d’attentats.

Mais oui, nous avons déçu, mécontenté, contrarié et alimenté la colère et la résignation des Français.  Oui nous en payons maintenant le prix alors que les fissures, nos errements, quelquefois notre suffisance au niveau national nous ont aussi sérieusement fragilisés.

Notre parti lézardé est maintenant clairement fracturé.

Si nous ne pensons plus la même chose, si les valeurs qui ont été les nôtres ne sont plus les mêmes, à quoi bon militer et nous présenter ensemble ?

Comment pourrions nous accepter voir certains, c’est vrai pour Yves Durand, comme d’autres personnalités du parti, Valls en tête,  militer pour d’autres candidats que les nôtres ou de prendre une autre casaque?

Comment Yves Durand, le dynamiteur, a pu soutenir le candidat néophyte d’En Marche au détriment de Roger Vicot ?

Comment Yves Durand a pu, avec le parcours qui a été le sien (grâce aux militants et électeurs du ps et de la gauche)  tomber si bas en n’assumant pas ses « nouvelles » convictions et en ne quittant pas du parti?

Tout n’est pas dans une vie, même politique, qu’une question d’élection et d’opportunité ! Il faut pouvoir aussi se regarder dans une glace et assumer ses positions.

Alors oui, le résultat dans notre circonscription est décevant malgré une campagne militante et homogène de Lille à Armentières en passant par Lomme.

Le poids de notre campagne avec Roger Vicot et Bernard Haesebroeck, de nos convictions, de ce que nous sommes, des élus de terrain et de proximité, ont de fait peu compté puisque la nationalisation du scrutin a tout emporté.

Je n’ai rien contre le candidat d’En Marche. Je ne le connais pas. Je ne sais qui il est, ce qu’il pense, quelles sont ses valeurs et convictions. Je préfère pourtant, et de loin, qu’il soit élu dimanche plutôt que la candidate FN, que je connais bien, étant élue au conseil de Lomme. Nous savons qui elle est, quelles sont ses valeurs et convictions et pour tout dire, mesurons le danger de ses idées.

Alors oui, la séquence est rude et nous mets à l’épreuve.

Elu lommois, militant de l’éducation, simple citoyen, je reste pourtant, comme de nombreux autres militants, debout, totalement certain que les valeurs et les projets de gauche ne sont en rien désuets. Ils sont au contraire d’une modernité absolue, pour construire les nouvelles solidarités dont nous avons collectivement besoins. Cela ne pourra être que des mots ou des incantations mais des réalités construites, dans les politiques de logement, d’éducation, de jeunesse, de sécurité et de tranquillité  que nous menons dans nos villes, là ou nous sommes en responsabilité, à Lille, Lomme ou Armentières.

Comme d’autres, nombreux dans les partis, je ne suis pas un néophyte de la politique mais je vis de mon travail tout en restant le plus possible « connecté » au territoire et aux habitants.

Sachons reconstruire, fidèles à nos valeurs, le lien politique avec les français en pouvant nous regarder dans la glace.

Olivier CAREMELLE

 

7 juin 2017 0 Commentaire

Open bar pour la droite : le code du travail sera fragilisé

La presse rend compte depuis le début de la semaine des intentions du gouvernement sur la réforme du code du travail et du contenu des discussions avec les syndicats avant de pouvoir agir par ordonnances.

Celles-ci risquent d’être douloureuses pour les salariés dont les droits seront amputés afin d’assurer la flexibilité du marché du travail et notamment la fluidité des licenciements, gage nécessaire pour le patronat avant toutes embauches éventuelles.

C’est aller beaucoup plus loin que la loi travail déjà existante et répondre par anticipation aux revendications patronales en matière de négociation et de licenciement.

Ainsi pourraient être prévus en amont  dans le contrat de travail, les critères de licenciement qui ne seraient plus directement encadrés par la loi. A chaque entreprise, reviendrait la possibilité de fixer des critères particuliers de licenciement, de les personnaliser durement afin de garantir la possibilité de licencier sans contraintes aucune.

On pressent déjà la catastrophe à venir pour les salariés dont le rapport au travail et au droit du travail seraient différents en fonction de l’entreprise. C’est non pas détricoter le droit au travail mais asservir demain les salariés à la pression de l’entreprise, du dirigeant et du marché comme jamais.

En cas de non respect des objectifs fixés par l’entreprise, le licenciement deviendrait automatique et sans possibilité de recours !

Le nouveau périmètre du licenciement économique revient lui aussi sur la table des discussions. Concrètement, une entreprise pourrait réduire ses effectifs dans une filiale française malgré des résultats positifs dans le reste du groupe à l’échelle internationale. Impensable !

Enfin le patronat demande depuis longtemps, cela a déjà été en discussion dans la loi travail actuelle, le plafonnement des indemnités de licenciements sans cause réelle et sérieuse afin de leur donner une meilleure « visibilité ».

Ces dommages et intérêts dus en cas de licenciements abusifs répondent pourtant à la nécessité légale ( et même morale) de réparer l’injustice d’être privé d’emploi, sans qu’une faute ait été commise par le salarié.

Beaucoup pourtant s’accordent à dire que les conseillers prud’homaux font déjà la part des choses, connaissant très bien le monde de l’entreprise ; entre les TPE et les grands groupes en particulier.

Fixer un plafond reviendrait à anticiper financièrement le coût d’un licenciement abusif pour se permettre de licencier en toutes occasions. Inacceptable.

Salariés, tenez bons. Salariés, ne vous laissez pas abuser en silence, victime expiatoire à venir d’un libéralisme débridé.

 

18 mai 2017 0 Commentaire

L’éducation en marche…arriére

A l’épreuve du pouvoir, Edouard Philippe, Premier Ministre « LR » devra mettre en œuvre le programme d’Emmanuel Macron.7 Olivier CAREMELLE

Dans le domaine de l’éducation comme dans sur de nombreux autres thèmes,  les défis sont importants.

Les différents gouvernements ont œuvré depuis 2012 pour consolider l’école de la République en redonnant des moyens humains qui avaient été pendant prés de 10 ans asséchés par la droite entre 2002 et 2012.

Près de 60000 équivalents temps pleins ont été ainsi déployés pour régénérer la formation initiale des enseignants, redonner la priorité au primaire et améliorer l’accueil et le travail avec les élèves.

Cette refondation de l’école aujourd’hui n’est pas achevée et mérite d’être amplifiée afin de ne pas casser les dynamiques des réformes entreprises. Celles relatives au rythme scolaire ou à la réforme du collège demandent du temps afin de produire leur effet et il serait hasardeux de bousculer une nouvelle fois les équilibres trouvés.

La continuité de l’action est nécessaire dans l’Education nationale qui a besoin de stabilité, et de lisibilité dans les décisions prises pour un « temps long ».

Au-delà de la simple question des moyens, c’est évidemment la lutte contre les inégalités qui doit être au cœur de la transformation de l’école afin que celle-ci réduise la fracture sociale et ne fabrique plus les « exclus de l’intérieur ».

Nous ne pourrons jamais nous satisfaire d’une école d’apparence monolithique et qui en définitive avance au moins à deux vitesses dans le service public et reste aussi en compétition et sous la menace de l’enseignement privé, même sous contrat.

Nous le voyons tous les jours sur nos territoires, même si nous nous appliquons à créer des politiques éducatives locales ambitieuses.

Qui aujourd’hui peut dire que notre école fonctionne globalement plus mal qu’hier alors que nous en avons fait une priorité absolue pendant 5 ans ?

Les risques aujourd’hui paraissent devant nous.

 L’éducation est en passe de ne plus être une priorité absolue.

D’abord lié à la volonté du Président, du Premier Ministre et du Ministre des comptes publics  de supprimer, sur la mandature, 120000 postes de fonctionnaires.

Les besoins pourtant sont importants pour notre sécurité, notre défense, nos hôpitaux et bien sur le système éducatif, de l’école à l’université.

C’était déjà avec Nicolas Sarkozy l’ambition démesurée et idiote de « faire mieux avec moins » !

 Les menaces qui pèsent par exemple sur la réforme des rythmes sont un signe précurseur de la volonté de faire autrement et de rompre sous couvert d’autonomie, « le libre choix des communes », de continuer ou non d’appliquer la semaine scolaire sur cinq jours, en lien avec les activités péri-éducatives.

Offrir le choix conduira inéluctablement des communes et des écoles à choisir par confort le retour de la semaine à 4 jours, préférant de fait le rythme des parents à celui des élèves.

Tout ca pour ca ?

Offrir le choix conduira inéluctablement le gouvernement à raréfier les aides publiques, aides nécessaires pour créer des activités péri-éducatives de qualité et gratuites !

Comment à Lille, Lomme, Armentières ou partout ailleurs ferons nous, si l’état décide unilatéralement de nous sanctionner alors que le consensus est maintenant quasi général dans le pays et que nous avons trouvé entre les communes, les écoles et les parents un équilibre ?

Sans aides et sans moyens, quels choix feront les communes qui ont construits des PEDT ou des projets éducatifs globaux sinon de revenir à l’âge de pierre : l’entretien des bâtiments la fourniture de matériel !

L’autre mesure phare laisse circonspect : limiter à 12 élèves les classes de CE1/CP dans les REP et REP+.

Suffira t-il de baisser les effectifs pour que la réussite et les apprentissages s’améliorent ?

Les études sur ce sujet montrent qu’il faut en effet une baisse sensible de ces effectifs mais qu’il est également nécessaire d’avoir un changement de pédagogie.

L’autre question est très pratique : c’est celle des locaux. Il nous faudra par exemple près de 13 classes à Lomme pour dédoubler les CP /CE1 inscrits en rep !

A Lomme comme ailleurs nous ne pourrons mettre toutes les classes à disposition puisque nos écoles sont, pour une partie d’entre-elles, déjà en voie de saturation et que n’avons ni les moyens, ni la place pour construire des classes dont nous aurions besoin.

Nous attendons d’ailleurs, péniblement, l’ouverture d’une classe l’an prochain pour désengorger une partie des effectifs de nos maternelles pour les quartiers du Marais et de Mont à camp.

La mesure parait, disons-le, franchement, bricolée alors que le dispositif « Plus de maitres que de classes » fonctionne, d’après les équipes éducatives, plutôt très bien.

 Pourquoi n’avoir pas annoncé plutôt “un enseignant pour douze élèves” ? Cela permettrait sur la totalité du cycle, du Cp au CE2, de consolider le travail avec tous les élèves des écoles classées en rep et rep+.

Enfin, puisque le nouveau ministre de l’éducation semble y tenir, la question de l’autonomie des établissements est pour le moins nébuleuse.

Est-ce l’autonomie des établissements, des équipes pédagogiques, pour quelles plus- value et finalités ?

Personne ne le sait vraiment…Ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe, ni Gérald Darmanin, ni Jean Michel Blanquer !

15 mai 2017 0 Commentaire

Transgression.

Le mot juste vient d’Edouard Phillipe, lui même.

Emmanuel Macron a choisi la transgression en confirmant, en définitive, tous ses choix depuis qu’il a fondé En Marche.

Il a choisi aujourd’hui comme Premier Ministre, du futur gouvernement, un vrai homme de Droite, au cœur de l’UMP hier et aujourd’hui des Républicains.

Il a choisi un vrai homme de droite, avec un passé politique, issu d’une famille politique, conservatrice et quelquefois réactionnaire.

Il a choisi un vrai homme de droite qui incarnera, et peut être davantage, le programme conservateur de Macron notamment sur la fin de l’ISF, la suppression de 120000 fonctionnaires ou le passage aux ordonnances sur la loi travail à venir.

Il confirme la tentative de déstabiliser, parce qu ‘on lui a laissé le pouvoir de l’imaginer et de le faire, la gauche et la droite, non pour les rallier mais pour les affaiblir.

Comment à « gauche » réagiront tous ceux et celles qui, eux mêmes, avaient sciemment choisi de transgresser leurs valeurs et leur loyauté pour faire oeuvre de dépassement et être dans l’air du temps?

Emmanuel macron n’a jamais été de gauche, c’est une évidence qu’une carte temporaire, et lointaine, au ps ne peut lever.

Emmanuel Macron n’a jamais été de gauche, c’est une évidence très claire aujourd’hui.

La place de la gauche n’est ni dans son gouvernement ni dans une majorité de ce type.

Il nous faut maintenant gagner le plus de circonscriptions possibles afin de peser dans les débats à l’Assemblée nationale et empêcher cette tentative d’OPA.

Transgression.

 

14 mai 2017 0 Commentaire

Etre député? Cela ne s’improvise pas

La campagne des législatives est maintenant lancée et chaque jour nous rapproche de la liste définitive des candidatures.ocrv (2)

Celles-ci seront à priori nombreuses représentant tout le spectre électoral avec ses nuances les plus fines, à droite et à gauche.

C’est d’ailleurs très souvent le cas pour les élections législatives dans lesquelles les partis politiques veulent compter et faire entendre leur voix, candidatures souvent agrémentées de « personnalités ».

C’est après tout une preuve de vitalité démocratique et il est plutôt sain de donner le choix aux électeurs puisque nos députés auront à  jouer un rôle majeur : faire les lois et créer une majorité parlementaire.Sur ce point, déconstruisons les discours : rien n’est joué. A quoi servirait il sinon que nous votions!?

Nous menons en ce qui nous concerne une campagne de terrain et de proximité active, avec les deux candidats que nous nous sommes choisis, Roger Vicot , Maire de Lomme et Catherine Le gallic, conseillère municipale déléguée à Armentières.

S’il est vrai que nos députés sont d’abord les députés de la Nation, l’ancrage territorial est indispensable comme c’est le cas pour Roger Vicot et Catherine Le Gallic qui sont de la même manière deux élus solides et expérimentés.

C’est par les temps qui sont les nôtres, une garantie.

Etre député n’est pas un « job » comme un autre dans lequel l’on pourrait postuler par internet et faire acte de candidature en envoyant un C.V.

Etre député ne s’improvise pas. Le député de la 11 éme circonscription représentera tous les citoyens et aura une responsabilité, notamment dans le contexte mouvant d’aujourd’hui, importante. Il faut au député une expérience de terrain et d’élu de proximité afin de connaitre les dossiers majeurs de la circonscription! Et ils sont nombreux!

Etre député c’est d’abord et avant tout  présenter les citoyens sur des valeurs et un projet politique au delà de ses ambitions personnelles.

Etre député c’est la continuité d’un parcours et d’un investissement individuel et collectif.

Le 11 juin prochain, nous voterons tous avec nos convictions. C’est l’essence même de notre démocratie.

Pour ceux et celles qui ont la gauche au coeur, pour ceux et celles qui souhaitent être représentés avec clarté, envoyons Roger Vicot à l’Assemblée Nationale .

 

 

8 mai 2017 0 Commentaire

Faire confiance, plutôt que flatter les peurs

photo 1 Le 8 mai 1945, c’était enfin l’heure de la victoire de la Démocratie et de la Liberté en Europe. Cette victoire du 08 mai a été longue à se dessiner.

Elle a été payée par plus de 50 millions de morts, militaires et civils compris, pris dans l’étau de la guerre et de la folie du génocide sur toute l’Europe.

Nous le rappelions, il y a quelques jours déjà, lors de la cérémonie aux victimes de la déportation.

Le monde découvrait l’horreur des camps de concentration et d’extermination avec ces noms de camps qui résonnent dans notre mémoire : AUSCHWITZ, TREBLINKA, MAIDANEK ou encore SOBIBOR.

La France se découvrait un camp de concentration, le STRUTHOF dans lequel le capitaine S.S accueillait les déportés par cette phrase : «  Ici vous entrez par la porte, ici vous sortirez par la cheminée… »

Cette phrase résume toute la barbarie et la violence des actes commis contre l’Humanité. Elle exige de nous, rassemblés ce jour, le devoir d’Histoire dus aux morts d’hier et à nos enfants d’aujourd’hui.

6 millions de juifs de toutes nationalités furent les victimes, non de la guerre, mais de la folie et du racisme poussés à leur paroxysme !

Il y a 72 ans, le 8 mai 1945, on entendait, un cri, partout en Europe : »PLUS JAMAIS CELA ». Ces mots restent plus que jamais d’actualité !

Aujourd’hui, 72 ans après, en se construisant et en s’unissant, l’Europe est toujours en Paix même si nous sentons chez nous et dans un certain nombre de pays européens monter les germes de la discorde et quelquefois de la haine.

Le résultat de l’élection présidentielle a permis en France, heureusement, à la République et à la Démocratie d’être préservées devant le danger manifeste qui se présentait à nous. J’adresse au Président de la république, Emmanuel Macron, mes félicitations même s’il a fait certainement le « plus facile ».

Il lui faudra trouver demain une majorité alors que nous continuerons évidemment à faire valoir nos idées et nos valeurs, avec Roger Vicot et Catherine Le Gallic, dans notre circonscription.

 Comme citoyen et comme élu, je reste pour l’avenir vigilant ne mésestimant pas les dangers qui nous guettent, la dilution et la fracturation de l’Europe, la montée du nationalisme et de l’extrémisme dans notre pays.

Nous avons pourtant démontré que nous pouvions ici à Lomme avec Roger Vicot le juguler et que, plutôt flatter les peurs, nous pouvions faire confiance et faire valoir notre intelligence collective.  

Aujourd’hui 8 mai 2017 nous devons aussi repenser à ces années écoulées.

La Paix pour la Démocratie et la Liberté est un combat quotidien qui ne peut se terminer au lendemain d’une élection, fut-elle Présidentielle.

Il ne faut jamais l’oublier, y compris lors des joutes oratoires électorales dans lesquelles la violence des mots amènent aussi la violence des actes.

La paix a besoin de citoyens informés, conscients, responsables et déterminés pour faire valoir collectivement nos valeurs quelque soit le statut qui est le notre : citoyen, étrangers ou réfugiés.

Il reste beaucoup à faire en termes d’éducation pour y arriver.

Elle suppose de la tolérance, une volonté d’unité et un désir farouche de solidarité en tous lieux et dans tous les domaines. Et ce n’est pas gagné même si avec de la volonté nous pouvons soulever des montagnes….

Déjà en 2005 nous le disions.

Nous voulions une grande et belle Europe, une Europe généreuse et solidaire, une Europe sociale pour combattre un autre fléau et une autre guerre mettant les pays et les peuples en concurrence : la guerre économique.

Aujourd’hui la guerre a pris d’autres formes. Plus insidieuse et plus sournoise, elle affaiblit les sociétés et monte les peuples les uns contre les autres, les Grecs contre les Allemands, les nationaux contre les étrangers, les ouvriers et salariés contre les chômeurs, les entreprises entre elles, le public contre le privé.

Les témoignages abondent dans toute l’Europe : l’inquiétude monte, le pessimisme se diffuse, la colère n’est pas loin et les extrêmes, comme dans les années 30, en profitent pour fragiliser notre démocratie.

Est-ce à dire que l’Histoire peut se répéter ?

Nous nous y refusons ! Nous refusons que les mêmes causes puissent produire les mêmes effets.

L’économie ne peut en aucun cas être indépendante du politique, dans un vaste marché considéré comme un terrain de jeu.

La guerre économique et financière doit cesser afin de reconsidérer partout un nouveau modèle de développement dans lesquels les peuples doivent être reconsidérés.

Ce n’est plus simplement une obligation mais une évidence sinon à tenter encore une fois le pari insensé du renouvellement de l’Histoire.

 Il est temps de satisfaire les besoins et aspirations de la grande masse de la population et donc des salariés d’Europe : partage des richesses, relance des services publics, éradication de la précarité, lutte implacable contre la pauvreté et les inégalités, transition écologique.

 Je serai, comme beaucoup d’entre vous,à Lomme, un citoyen vigilant et un acteur déterminé de cette nouvelle histoire à écrire.

Ensemble !

 

 

 

30 avril 2017 0 Commentaire

Ne jamais interrompre la démocratie!

 

Nous étions ce matin avec le maire de Lomme, Roger Vicot, les élus du Conseil Municipal, les associations d’anciens combattants présents au monument aux morts, rue des martyrs de la résistance pour la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation.
ceremoniedéportés2016

Cette journée honore la mémoire de tous les déportés sans distinction et rend hommage à leur sacrifice.

Elle a pour vocation de rappeler à tous, et peut être encore davantage en ce 30 avril 2017, ce drame historique majeur, les leçons qui s’en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

La premiére leçon de cette histoire pas si ancienne que cela?

Ne jamais interrompre la démocratie, ne jamais baisser la garde devant le populisme, la colère et la haine des autres.

Il me semblait utile de le rappeler aujourd’hui

campbirkenau

 

24 avril 2017 0 Commentaire

Pas une voix pour Le Pen

Le seul vote possible, le 07 mai prochain, est évidemment celui  qui fera barrage au Front National.

Une nouvelle fois, 15 ans après, le parti extrémiste se qualifie au second tour de l’élection présidentielle affichant dans notre région des scores très importants notamment dans l’     Aisne ou le Pas de Calais. Si le Nord résiste (un peu) la carte électorale, communes par communes, reste largement inquiétante du poids et de la densité du vote en faveur du FN.

La condamnation morale de celui-ci a vécu et ne joue plus.

Il ne servirait à rien de culpabiliser ceux et celles qui ont voté pour Marine le Pen alors que se mêlent des causes diverses et variées à l’origine de celui- ci : protestation et colère et soulignons-le, de plus en plus un vote d’adhésion.

Cette élection présidentielle n’est pas finie pour autant et le score de Marine le Pen au soir du 07 mai sera un indice de l’état de santé politique et démocratique du pays.

Comme il ya 15 ans, je ferai barrage au Front national et je voterai le 07 mai pour Emmanuel Macron, sans que cela soit une adhésion au projet politique ou à la personne du candidat.

Je regrette profondément le score réalisé par Benoit Hamon qui proposait pourtant un très bon projet, protecteur, émancipateur et porteur d’avenir pour les français.

Victime d’un double vote utile en faveur de Jean luc Melenchon et Emmanuel Macron, notre candidat n’a pas été, doux euphémisme, aidé par sa propre famille politique.

Nous tirerons dans les jours prochains le bilan et les conséquences de cette séquence électorale en pensant aussi à nos militants et à nos électeurs de gauche, certainement déboussolés.

Pour eux, pour nous, pour Benoit Hamon, nous continuerons à batailler, dans notre circonscription et notre ville, Lomme, pour les valeurs de Gauche, la solidarité, l’égalité, la fraternité et les construirons avec vous en actes.

12345...50

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus