Engagé et militant politique au parti socialiste depuis plus de vingt ans, j'y promeus, avec beaucoup d'autres, nos valeurs de solidarité et d'émancipation.

Fervent défenseur de l'école laïque, j'assure pour l'heure, outre ma délégation Lommoise à l'éducation et aux associations, la Présidence du réseau d'élus le CEDRE. En disponibilité de l'éducation nationale, je suis actuellement Directeur de Cabinet du Maire de Grande-Synthe, Damien Careme.

14 septembre 2016 0 Commentaire

C’est l’histoire d’une revanche

IMG_20160307_113010Nicolas Sarkozy est de retour, prêt à en découdre pour gagner la primaire de Droite et s’imposer demain à l’élection Présidentielle.

C’est l’histoire d’une revanche et surtout l’histoire d’un homme nouveau.

Plus dur, plus droitier, plus anxiogène pour le pays et les français.

Le programme du candidat éclaire différemment Nicolas Sarkozy.

Au libéralisme économique totalement assumé, suppression des 300 000 fonctionnaires, fin des 35 heures, report de l’ âge de départ en retraite, suppression de l’ISF, réduction des dépenses publiques de 100 milliards… il marche droit vers une politique migratoire inique et populiste.

Le ton martial est à la hauteur des propositions : fermeture des frontières, création d’un statut de réfugiés de guerre, création de centres de rétention en Europe, suspension de Schengen, révision des accords du Touquet et, cerise sur le gâteau, suspension du droit au regroupement familial et de l’aide médicale d’urgence.

Le panel est large et complet pour flatter et amplifier le populisme ambiant.

Nicolas Sarkozy prend sciemment le risque d’isoler et affaiblir notre pays pour répondre « à la crise migratoire et à celle des réfugiés » notamment à Calais.

On devine en creux la collusion avec le contexte que vit notre pays, un pays terrorisé et dans lequel les étrangers entreraient trop facilement.

Alors que l’Allemagne de Madame Merkel a pu accueillir près d’un million de réfugiés, la France est pourtant loin d’avoir les 30000 réfugiés qui devaient être relocalisés.

En quoi la fermeture de nos frontières sera-t-elle une solution alors que toute l’histoire des murs est avant tout celle de l’impuissance et de l’échec, en témoigne la situation au Mexique, en Palestine ou à Ceuta et Melilla ?

En quoi la création d’un statut de réfugiés de guerre solutionnera la crise migratoire alors que l’on peut difficilement découper à la hache le statut historique de réfugiés ?

En quoi la création des centres de rétention est une haute idée pour la France condamnant notre pays à devenir une citadelle et repoussant la responsabilité des parcours migratoires à nos frontières extérieures ?

En quoi la révision des accords du Touquet est une heureuse idée alors que l’Angleterre n’a aucun intérêt à cela, et que les seuls centres de rétention, au final, seront bien évidemment…en France !?

En quoi la suppression du regroupement familial et de l’aide médical d’urgence sont-elles utiles et indispensables sinon pour refléter la position de Nicolas Sarkozy : il y a trop d’étrangers en France !?

Alors oui en tant qu’élu, militant associatif ou comme citoyen, le candidat Sarkozy m’est étranger et pour la première fois me fait trembler.

26 août 2016 2 Commentaires

Lomme, ville en transitions

DA3177D0-B8EC-4922-A3CE-6CD95039707E-378x248le temps de l’action politique est court, de plus en plus bref au regard des enjeux de société qui sont les nôtres et notamment de notre environnement.

Nous avons épuisé par notre consommation les ressources naturelles que la terre produit en un an le 8 aout dernier alors que cette date, en 1971, tombait le…24 décembre.

Je suis sur ce sujet  un « converti », aujourd’hui conscient des dangers nombreux et variés qui pèsent sur notre planète et par conséquence sur nous-mêmes.

Certes l’accord de Paris a été un vrai succès.

Succès diplomatique au vu des enjeux et des positions antagonistes entre les pays du monde qui ont, pour des raisons politiques ou historiques,  une histoire différente à écrire au regard de leurs perspectives de développement.

La COP 21, et le mérite en revient largement à la France et à Laurent Fabius, a été de vouloir dépasser ces antagonismes pour revenir à l’intérêt général. Il faut dire que le danger « imminent »  d’emballement climatique évoqué par le Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC )ne manque pas d’inquiéter alors l’objectif est de limiter la montée de la température d’ici la fin du siècle à 2 degrés.

Ce scénario optimiste ne garantit rien.

Ni qu’il soit réaliste et applicable, ni qu’il soit suffisant puisque les premiers réfugiés climatiques sont déjà apparus tandis que des millions d’autres personnes sont déjà, elles aussi, menacées.

La banque mondiale a ainsi publié un récent rapport édifiant, concluant que 100 millions de personnes pourraient tomber en dessous du seuil  de pauvreté d’ici 2030 en raison du dérèglement climatique et ses conséquences sur la vie concrète des personnes.

C’est dans ce sens que notre capacité de réaction à toutes les échelles est vitale, des états évidemment, aux pouvoirs locaux : là où nous pouvons en définitive impulser des projets de transformation.

Cela est vrai dans tous les pays, qu’ils soient riches ou en développement, les plus menacés.

Le rôle des villes est ainsi essentiel comme le signale la volonté et le mouvement des collectivités désirant s’engager et amplifier la transition écologique, énergétique et alimentaire. C’est le cas en France, dans notre région avec quelques villes précurseurs et maintenant à Lomme, ville engagée dans la démarche de transition.

La loi votée il y a quelques mois sur la Transition énergétique par Ségolène Royal va ainsi dans le bon sens afin de construire une société résiliente au changement climatique. La rénovation thermique des bâtiments  privés et publics permettra de lutter contre la précarité énergétique et sera à coup sûr créatrice d’emplois.

De la même façon la question des mobilités est maintenant bien claire dans l’esprit de nos concitoyens prêts à adapter leurs comportements pour se déplacer moins chèrement et en polluant moins. Les pratiques de co voiturage se développent, les mobilités douces sont choyées et la notion même de propriété automobile tend à s‘estomper. Les constructeurs eux-mêmes ont acté la fin du tout pétrole et travaillent sur des véhicules électriques et à hydrogène de plus en plus performant.

Le danger imminent devient un atout : celui de notre pleine adhésion à une nouvelle forme de développement, moins couteuse en énergie, moins polluante pour nos enfants et l’environnement, plus solidaire car nécessairement partagée.

Nous reviendrons prochainement sur la politique de transition déjà initiée à lomme et surtout celle à venir

24 août 2016 0 Commentaire

Le skate park lommois est ouvert

Un reportage qui revient sur les conditions de la création du skate park Lommois Un projet imaginé par des jeunes de la ville et réalisé par celle ci. Bref, de la bel ouvrage!Discipline olympique aux prochains jeux de tokyo, nous aurons peut être d ‘ci là des sportifs émérites qui vont se révéler ou tout simplement… s’amuser.

 

http://www.dailymotion.com/video/x4oafn2
23 août 2016 0 Commentaire

le maire, nouvel hussard noir de la république

le maire, nouvel hussard noir de la république lille-20111001-006551-e1471954223987

La classe politique serait, on nous le dit à longueur de journaux, déconsidérée rendant par le même coup l’engagementpolitique suspect. Ici ou là, à l’échelle du pays, la question des affaires pourtant intimement liée au comportement individuel de l’élu( e )rejaillit sans égard pour l’ensemble du « personnel » politique, honnêtement et sincèrement engagé pour représenter les citoyens et citoyennes.

C’est évidemment aussi le cas pour le représentant favori des français, le maire, dont la réputation est celle qui pourtant souffre le moins. Le maire dont l’histoire nous enseigne toute l’antériorité et l’autorité locale est aujourd’hui le maillon fort de la représentation citoyenne dans les presque 36000 communes qui font la France.

Certes pour la première fois en 2001 quelques communes, notamment rurales, n’avaient pu trouver de candidats pour incarner la fonction. Les temps sont difficiles, même pour la fonction de maire.

L’Histoire les a quelquefois «  agités et secoués » pendant la révolution, les grandes guerres, mais les maires sont devenus de manière quasi inéluctable l’élément central de notre démocratie nationale et locale.

L’immense majorité d’entre eux fait au mieux, doux euphémisme, en première ligne et sur tous les fronts quelquefois au-delà même de leurs compétences en raison de la proximité et de l’humanité qui nous gouverne.

Le maire reste, comme hier le curé et l’instituteur, la figure tutélaire, l’incarnation du fait communal.

Celui qui dirige évidemment avec son équipe la commune, celui qui écoute et entend le pouls de la ville ou de son village, celui qui en proximité anticipe ou réponds aux doléances des habitants ou leur propose un projet.

Il est seul aujourd’hui alors que le curé et l’instituteur ont perdu de leur superbe pour des raisons différentes : l’affaiblissement de la religion chrétienne et la démocratisation de l’éducation essentiellement.

Le maire est chargé des corps et des âmes, de panser les blessures, de guérir et de soulager.

Le maire est toujours responsable. Quelquefois coupable.

Coupable de ne pouvoir tout faire, de ne pas pouvoir donner du travail à tout le monde, un toit à chacun, de ne pas répondre assez vite ou positivement.

Les maires sont en cela admirables ;

Ils sont les nouveaux hussards noirs de notre République.

 

 

11 août 2016 0 Commentaire

Les esclaves modernes?

FOTARGENTJe m’indignais, dans une Tribune publiée dans l’Humanité en aout 2013, de l’indécence totale liée aux transferts des « stars » de football et à leurs émoluments pharaoniques, totalement déconnectés de la réalité quotidienne des gens « normaux ».

Trois ans plus tard, c’est un nouveau scandale qui me fait réagir, à travers le transfert de Paul Pogba de la Juventus de Turin à Manchester United pour une somme dépassant les 110 millions d’euros !

Si le joueur et son agent ne peuvent être, totalement tenus pour responsables ce nouvel épisode, qui en appelle d’autres, cela montre que les dérives d’hier se sont renforcées entrainant la surenchère entre clubs pour acheter et vendre des joueurs.

Qui d’ailleurs aujourd’hui s’indigne encore de la vente de jeunes hommes tels que l’on vendait au 18 et 19eme siècles les esclaves d’hier pour des prix, il est vrai moins importants ?

Si cela n’est pas l’apanage du seul football, ce sport est devenu la caricature du monde dans lequel nous vivons où tout est possible, à force de dérégulation et d’exercice plein et entier du libre marché.

Laisser faire, c’est déjà cautionner ces pratiques scandaleuses.

« Faire son marché », l’expression est souvent reprise par les médias avec raison pour signifier le rôle des clubs professionnels anglais, italiens, espagnols, russes ou du moyen orient pour acheter et vendre, faisant et défaisant leur équipe à coup de millions de livres, d’euros, de roubles ou de pétrodollars..

Tout, aujourd’hui, et encore plus qu’hier, dans le football moderne, transpire l’indécence sans que les principaux décisionnaires ne réagissent, interdits par leur propre intérêt!

Ni la Fifa, ni Uefa, ni les fédérations nationales, ni les ligues, ni d’ailleurs les responsables politiques ne s’émeuvent de ces pratiques et ne souhaitent les encadrer pour remettre, osons le mot, un peu de moralité dans le football et plus largement le sport.

A l’heure où notre pays continue de subir la crise, un chômage de masse et une pression sur les salariés et les salaires, il est choquant de s’extasier du record battu sur le prix du transfert de Paul Pogba.

Cela fragilise également le joueur qui doit être, espérons-le, conscient de pas valoir ce prix, ni le dixième de celui-ci, sans que son talent soit pour cela en cause

Il est un autre scandale évidemment intimement lié aux transferts, celui des salaires accordés aux joueurs, quelquefois impôts compris, pour des jeunes gens qui se retrouvent avec plusieurs millions d’euros gagnés par an.

Aujourd’hui dévoré par l’argent roi et la mondialisation, le football professionnel est porteur de sa propre mort car ses fidèles finiront, un jour ou un autre, par s’en désintéresser, écœurés par les pratiques et les mœurs financières dans lequel le sport n’a plus guère sa place.

Sans revendiquer un retour au pur amateurisme, qui n’aurait aujourd’hui que peu de sens, il nous faut en finir avec cette indécence, et proposer deux innovations majeures :

-Interdire tout transfert payant entre clubs pour limiter l’afflux d’argent dans le football, à la provenance d’ailleurs quelquefois douteuse.

-Limiter le salaire des joueurs, à l’instar du « salary cap » des franchises américaines

À charge pour la FFF et la Ligue de fixer alors un plafond maximal de dépenses et un salaire ne pouvant dépasser, par exemple, 30 000 euros, représentant déjà …plus de 25 fois le Smic.

Profitons donc de ce nouveau record pour interpeler les instances politiques et dirigeantes du football mondial, européen et national pour exiger d’elles une nouvelle ère : celle d’un football où l’essentiel restent les vertus du sport et du terrain.

30 juillet 2016 0 Commentaire

Semaine départementale de la citoyenneté et de la laicité 2016. Mobilisons nous!

Madame, Monsieur le Maire,

semainelaicité

 

 La Ligue de l’Enseignement – Fédération du Nord et le CEDRE demeurent aujourd’hui plus qu’hier mobilisées afin de promouvoir l’école dans le respect des principes de citoyenneté active et de laïcité émancipatrice, principes fondés à partir des valeurs de la République que nous défendons avec force.

 

  Dans le cadre de cette mobilisation, la Ligue de l’Enseignement – Fédération du Nord et le CEDRE souhaitent organiser, comme l’an dernier, une semaine de la citoyenneté et de la laïcité dans laquelle votre commune pourrait prendre une part active.

 

 La semaine initiée en décembre 2015 a été une belle réussite.

 

 Nous souhaitons la conforter, avec d’autres villes, qui ont décidé de nous rejoindre alors que Monsieur Charlot, DASEN, nous a assuré, lui aussi du soutien de l’Education nationale pour l’édition 2016.

 

 Nous souhaitons ainsi fédérer autour de cet événement des communes déjà engagées dans des politiques éducatives et culturelles locales, connues et reconnues, et vous sollicitons pour construire ensemble cet événement important pour nos concitoyens.

 

 Programmée du 05 au 11 décembre 2016, cette semaine départementale s’inscrirait naturellement dans la démarche lancée par le Ministère de l’Education Nationale qui a fixé la Journée de la laïcité au 09 décembre dans tous les établissements du pays.

Cette manifestation pourrait ainsi prendre des formes variées, éducatives, culturelles, solidaires, en fonction du programme que chaque commune souhaitera construire et partager avec le réseau de villes et d’associations partenaires réparties sur tout le département du Nord.

Le fil conducteur restera évidemment celui de la promotion de la laïcité et de la citoyenneté permettant à chacun dans notre pays de vivre dans un espace de tolérance et de respect mutuel dont nous avons grandement besoin.

Nous espérons que votre ville  s’engagera une nouvelle fois dans ce projet  pour travailler rapidement à la construction de cet évènement pour en faire un moment fort de cette année 2016.

Une première réunion de travail est prévue jeudi 22 septembre 2016, à 14h30 à la Ligue de l’Enseignement à Lille, rue Alphonse mercier.

 

 Nous espérons vous y retrouver pour construire ensemble cette nouvelle semaine de la citoyenneté et de la laïcité.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations les meilleures

 

 Jean pierre Delcambre                        Olivier Caremelle

 

   Président de la ligue                      Président du CEDRE

 

 

25 juillet 2016 0 Commentaire

Les polémiques nous divisent et nous affaiblissent

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La France,  a connu il y a quelques jours un attentat sanglant endeuillant de nombreuses familles et endeuillant de fait tout le pays.

 La fréquence et la récurrence des attentats depuis janvier 2015 inquiètent évidemment l’opinion publique et chaque personne vivant dans notre pays. La violence aveugle tue, homme, femme et enfant, sans distinction, dans une brutalité inhumaine et insoutenable.

 Les polémiques d’aujourd’hui, celles liées aux conditions de sécurité du 14 juillet à Nice, nous fragilisent et renforcent ceux, qui en face, attendent de nous divisions et désunions.

 Ceux qui tiennent des propos infamants, détournent par leurs comportements et errements les français des seules questions qui vaillent.

 Comment aujourd’hui en France vivre avec le terrorisme et ses conséquences tout en préservant notre mode vie et nos libertés ?

 Comment aujourd’hui supporter que nombre d’attaques viennent de l’intérieur, d’hommes ou de femmes souvent nés en France ou y vivant depuis de longues années, loin en tous cas d’ennemis venant de loin et étranger à la France ?

 L’Assemblée nationale et le sénat ont voté jeudi dernier la prolongation de l’Etat d’urgence jusqu’au 26 janvier 2017. Dans le climat qui est le notre, les parlementaires sont allés plus loin que la simple prolongation de cet état d’urgence en renforçant encore son arsenal juridique sur la lutte contre le terrorisme.

 La tentation sécuritaire est très présente, elle sera une réponse partielle aux défis qui demain à Paris, à Nice ou dans n’importe quelle ville ou village du pays vont nous assaillir.

  Chacun perçoit toutes les difficultés à sécuriser tout un pays et chaque personne y vivant.

 Nous ne pourrons mettre un policier, un gendarme ou un militaire derrière chaque personne pour les protéger ou les surveiller.

 Chacun perçoit également que quelque chose à changé et qu’il est impossible de faire  ou vivre comme avant.

 C’est en cela que ceux qui commanditent ces crimes sont en passe de gagner car ils ont la claire volonté d’inquiéter et de nuire à la France, d’inquiéter chacun et chacune d’entre nous, de Guéret à Paris, de Nice à  Landrecies.

 C’est en cela que chaque citoyen doit être aujourd’hui engagé pour un combat collectif.

 Il faut refuser d’altérer notre mode de vie, en annulant préventivement des événements, des fêtes ou cérémonies celles qui font de la France, un pays reconnu pour sa douceur de vivre.

 Il faut aussi accepter également, sans nuire à notre idéal absolu de liberté, de concilier la prévention des risques  et ce mode vie que beaucoup nous envient.

4 juillet 2016 0 Commentaire

Nicolas sarkozy et l’école: zéro de conduite!

 
cartonrouge« Tout jeune décrocheur à 18 ans, s’il n’a ni travail ni formation, partira au service militaire pour apprendre à respecter les règles. »

« Les plus jeunes qui rendent la vie impossible dans leur collège, seront envoyés dans un établissement avec internat et encadrement renforcé.

«  Les parents qui s’opposeront auront leurs allocations familiales supprimées. »

La presse a rendu compte des » propositions » du futur candidat, Nicolas Sarkozy à la primaire de droite sur l’école, propositions dans le droit fil de celles de son ouvrage d’avril dernier.

Le manque d’analysé stupéfie au regard de la politique que Nicolas Sarkozy a mené pendant cinq ans éradiquant les moyens donnés au service d’éducation par la suppression de près de 80 000 postes, de la formation des enseignants, des réseaux Rased, de la mort programmée de l’école maternelle ou la promotion bancale de la semaine des 4 jours.

L’école est qualifiée du « pire échec de la République » alors que tout aura été fait, comme pour le Ministère de l’Intérieur et de la Justice, pour raréfier et asphyxier l’école républicaine.

Les nouvelles propositions ressemblent à s’y méprendre à celles de l’ancien Président à travers l’augmentation de 25% le temps de travail des enseignants, y compris les heures de cours en contrepartie d’une revalorisation salariale de 20%.

La promesse parait bien difficile à tenir au regard de celle des 100 milliards d’économie annoncées…

 Le candidat veut aussi « rétablir l’autorité », autorité construite comme la réponse absolue aux maux de l’école.

« A l’image de ce qui existe avec succès outre-mer, il faut généraliser un service militaire adapté pour les décrocheurs, obligatoire pour ceux qui ne sont ni diplômés, ni qualifiés, ni embauchés, dont le déploiement sera progressif sur le prochain quinquennat. »

Environ 140 000jeunes seraient concernés, par an, par la mesure dont on ne voit guère l’intérêt ni l’efficacité.

Qui sera concerné ? Avec quelle obligation et quelle conséquence en cas de refus ? La mesure,  idéologique et punitive, n’est pas à la hauteur !

Réduire la question de l’école à celle de la crise de l’autorité n’est qu’un artifice politique alors que la refondation de l’école doit être absolument poursuivie et trouver un nouveau souffle.

Comment demain poursuivre et amplifier le travail entamé ?

 Comment organiser l’acte 2 de la refondation de l’école autour de l’innovation pédagogique notamment autour du lycée général, technologique et professionnel ?

Comment, chantier absolument indispensable, mieux lier les questions d’éducation, de formation et d’insertion dans la vie active ?

Ce sont ces questions qui aujourd’hui sont posées aux responsables politiques afin de combattre l’échec scolaire et les problèmes d’inclusion dans la vie active.

 

Olivier Caremelle

Président du CEDRE 

1 juillet 2016 0 Commentaire

Bertrand, le brasseur de vent

cnpe-de-flamanvilleUne nouvelle fois,  Xavier Bertrand, inquiète.

 Le Président de la région, les Hauts de France, vient de prendre position contre l’énergie éolienne stigmatisant, au titre d’une pauvre argumentation, leur utilité et préférant « de loin » l’énergie nucléaire.

Le gouvernement a pourtant, il y a quelques semaines désigné le littoral Dunkerquois pour faire l’objet du 3ème appel d’offre national relatif à l’éolien off-shore.

Ces déclarations posent évidemment des questions sur le devenir du projet alors même que le Président de Région, pour des raisons dogmatiques, y serait tout à fait défavorable.

Il faut dire que celui-ci connait bien mal la situation économique de la région et notamment du littoral, sauf à considérer que l’énergie nucléaire est l’avenir énergétique de notre pays et de notre région.

Quid des atouts liés à la production d’une énergie renouvelable ?

 Quid des emplois induits au titre de la fabrication et de la maintenance des équipements ?  

 Quelle sera donc sa position au terme des consultations engagées ?

Tout cela est balayé d’un revers de main confortant l’image d’un homme raisonnant avec les principes d’action des années 1970. Bref une vision à courte vue, inquiétante pour un homme occupant une fonction si stratégique.

L’installation d’un EPR, au regard des difficultés de l’installation de celui de Flamanville ne peut être la simple décision et volonté d’un seul homme, fut-il Président de notre région.

La centrale de Gravelines est déjà la plus grande centrale d’Europe.

Comment faut-il qualifier la volonté de s’engager encore davantage dans l’énergie nucléaire ?

Avec quelle légitimité ?

Qui a élu Xavier Bertrand avec ce mandat ?

Cette proposition d’accueillir un EPR va engager la vie des habitants de notre région pour une longue période et accélérer de facto le risque nucléaire.

C’est inacceptable. 

26 juin 2016 0 Commentaire

Le projet Européen garde toute sa légitimité et sa modernité.

 brexitDepuis plus de vingt ans l’Europe s’est préoccupée de son élargissement théorisant la nécessaire et absolue intégration dans l’Union Européenne des pays d’Europe centrale notamment.

J’ai , en 2005, comme beaucoup d’autres à l’intérieur du parti socialiste  milité pour une l’affermissement des politiques européennes en particulier sur les plans économiques et sociaux avant tout élargissement intempestif.

Chacun voyait déjà il y a plus de 10 ans toutes les difficultés de l’Europe de 15 à ses construire et à développer une Europe qui fonctionne, plus solidaire au lieu d’être, jour après jour, plus concurrentielle entre elle.

10 ans après, l’Europe se déconstruit avec le départ de l’Angleterre au terme d’une campagne nauséabonde centrée sur les questions d’immigration, d’indépendance voire de nationalisme.

L’assassinat de Madame Cox fut en cela un révélateur puissant des tensions en Angleterre et dans toute l’Europe.

La fameuse théorie des petits pas a vécu, celle qui permettrait d’élargir de plus en plus l’Union Européenne sans se préoccuper ou pouvoir, c’est encore pire, régler la question vitale du pilotage politique de l’U.E.

La fameuse théorie des petits pas a là encore vécu sur les buts et valeurs mêmes de l’Europe alors que le chemin vers l’harmonisation économique, sociale et démocratique est aujourd’hui une impasse.

Si nous avons réussi pour l’heure à construire et à assurer la paix en Europe, si nous avons réussi à construire un espace économique et rendu plus libre de circuler, nous avons pris le risque d’échouer en imposant aux peuples une marche forcée vers une Europe géographiquement et politiquement plus large, le regard obnubilé par le poids des Etats-Unis ou de la Chine.

Le message des Anglais vaut pour toute l’Europe : la crise est d’abord politique à travers la montée des populismes et de l’irresponsabilité érigée en dogme.

A force de stigmatiser l’Europe et de l’a rendre nous-même impopulaire, nous sommes face aujourd’hui à une polycrise.

L’Europe est en crise. Multiples, durables, profondes, ces crises  menacent, comme jamais, l’avenir de la construction de l’Europe et des peuples qui la composent.

 L’actualité liée aux migrants nous le signale tous les jours : la construction européenne est en panne et menacée de régression, sur les valeurs et les buts du projet Européen, sur ce sujet comme sur tant d’autres.

 L’Europe est pourtant, en tant que socialiste, notre histoire commune, notre passé et notre avenir, garantie de la paix et de l’affermissement de la démocratie.

Pourtant aujourd’hui la défiance a supplanté le projet européen et creusée le déficit démocratique.

 Il est vrai que les orientations libérales de l’Europe, les cures d’austérité drastiques imposées aux pays et peuples et le repli nationaliste de quelques pays ont largement alimenté cette défiance.

Ce Brexit doit nous servir et être utile pour penser et construire l’Europe pour combattre le renoncement et le repli sur soi.

Ce projet ne se fera pas sans et contre les peuples.

Ce projet garde toute sa légitimité et sa modernité.

Ce projet est devant nous : il sera d’abord et avant tout lié à la réaffirmation des valeurs partagées et à la construction politique, c’est-à-dire de la décision politique.  

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