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Convention égalité réelle

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La convention consacrée à l’égalité réelle dont le texte sera présenté par B.Hamon  a agité le landernau socialiste ces derniers jours avec quelques réactions « très nuancées » de responsables du parti…Messieurs Valls,Hollande, Moscovici et le très très remarquable F.Rebsamen. 

Pour avoir participé modestement à l’écriture du texte sur la partie éducative et entendu quelques élus en septembre déclarer que notre parti était asséché, sans réelle propositions , juste avec quelque briques de programmes, j’entends aujourd’hui peu ou prou les mêmes personnes déclarer à qui veut l’entendre ( les médias n’ont pas raté l’occasion…) le retour à « un texte fourre tout dans lequel s’empilerait toutes les propositions du monde »….Principe de réalité aidant, l’argument budgétaire «  comment financer tout cela ? » n’est pas loin de suivre…  

Il me semble pourtant, au-delà  des propositions qui sont faites aux militants dont certaines méritent précisions et discussions, que la portée générale du document que présentera Benoit Hamon lors de la convention du 11 décembre prochain mérite l’intérêt que l’immense majorité du conseil national lui a porté. 

Il n’aura, je l’espère, échappé à personne que tout le travail entrepris depuis le congrès de Reims de reconstruction politique de notre parti prend aujourd’hui corps et qu’il nous faudra faire des choix à partir des conventions et des textes votés par les militants. C’est aujourd’hui le seul objectif qui vaille.  

Le processus continue donc, qui permettra demain de bâtir un programme et de choisir un candidat… 

Sur la partie éducative et au-delà de l’ensemble des propositions, 3 points me semblent importants et à souligner qui alimenteront les débats. 

Le premier concerne le lien entre l’éducation et la formation pour estomper les brisures trop nombreuses qui touchent les élèves qui sortent du système sans diplôme et sans qualification ( 120 000par an !) mais aussi tout ceux qui ont du mal à trouver un emploi ou qui subissent un déclassement. 

La question de l’insertion économique et sociale doit être un des sujet majeur dont nous devrons débattre pour abaisser le chômage des jeunes (environ 23%, record d’Europe et 40% pour ceux qui n’ont pas de qualification) liant plus étroitement le rôle de l’école par l’obtention des diplômes et son débouché normalement naturel, l’emploi. 

Sans parler d’une école strictement utilitaire, tout doit être fait pour accompagner au mieux les jeunes qui subissent ces déclassements en restant au chômage ou en étant contraints d’accepter des emplois pour lesquels ils n’ont pas été formés. Le droit à d’autres formations, à une deuxième chance, doit être promu pour en finir avec ces constats insupportables. 

Le second point que promeut le texte est le lien réaffirmé entre une éducation nationale et l’ambition d’une politique éducative locale. 

A la fois permettre la coéducation qui figure depuis longtemps dans nos programmes (rôle des parents, des mouvements d’éducation populaire) et donner par la loi aux collectivités les moyens de mener une politique éducative de proximité. 

Il faudra pour cela désherber les dispositifs existants et recentrer l’action par le pilotage par exemple des contrats éducatif locaux avec les collectivités (conseil général, intercommunalité ou communes) comme chefs de file de cette dynamique. 

De nombreux projets éducatifs se sont faits jours depuis 10 ans portés par des communes progressistes, Nantes, Brest, Lyon et en ce qui concerne notre département par exemple, Lille, Roubaix ou Tourcoing  pour des résultats très satisfaisants comme les dernières évaluations l’ont montré (cf. P.Kanner) 

Enfin, la question du fonctionnement du système éducatif est une nouvelle fois posée mais avec aujourd’hui le courage d’y apporter quelques réponses. 

 Depuis 1959 et la loi Debré, la coexistence, plus ou moins pacifique, entre le public et le privé a connu des vicissitudes. La droite, qui a fait le choix de favoriser l’enseignement privé sous contrat depuis 2002 et encore plus depuis 2007, a participé au décrochage des moyens entre les 2 systèmes et donné des garanties importantes au privé. 

La carte scolaire assouplie a ainsi créé les conditions d’un grand marché de l’éducation permettant aux parents de choisir leur établissement en dérogeant de manière plus efficace. 

Ainsi à la concurrence entre le public et le privé s’est surajoutée une nouvelle concurrence entre les établissements publics qui déstabilisent par les flux d’élèves mouvants, les établissements, les territoires et les équipes éducatives. 

La proposition faite dans notre texte de récréer une nouvelle carte scolaire avec un indicateur de mixité sociale pour tout le système éducatif, privé compris, permettra de rétablir la balance d’une offre scolaire aujourd’hui inégale et concurrentielle. 

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