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Postes supprimés : « Le massacre continue ! »

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La presse se fait l’écho de notre écœurement et de notre détermination!

Les socialistes du Nord ont vivement protesté vendredi contre les suppressions de postes annoncées dans l'académie de Lille. Les socialistes du Nord ont vivement protesté vendredi contre les suppressions de postes annoncées dans l’académie de Lille.

Avec les syndicats enseignants, qui appellent à la grève ce mardi dans l’Éducation nationale, les politiques réagissent aussi aux 1 020 suppressions de postes prévues dans l’académie de Lille. Et tirent à boulets rouges sur le rectorat.


CHRISTELLE JEUDY > christelle.jeudy@nordeclair.fr
Depuis l’annonce des 1 020 suppressions de postes dans l’académie de Lille, tout va très vite… Les établissements scolaires reçoivent déjà le détail de leurs dotations, des commissions permanentes sont convoquées puis des conseils d’administration. Très vite, trop vite pour la FSU Nord – Pas-de-Calais qui dénonce le déclenchement de la « procédure d’urgence » par le rectorat et les inspections d’académie.
« Les délais légaux de transmission des documents, convocation des commissions et conseils d’administration sont écourtés, pour museler les possibilités de contestation », regrette Catherine Piecuch pour qui il s’agit là « d’un déni de démocratie ». « Logiquement, une fois les suppressions de postes annoncées, on doit avoir le temps de réfléchir entre collègues, de faire des propositions. Là, certaines commissions permanentes sont convoquées un vendredi soir pour un conseil d’administration le lundi. Alors on a l’impression qu’on nous met le couteau sous la gorge », ajoute Karine Boulonne.

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Les lycées professionnels (LP) sont les plus touchés avec 503 suppressions de postes sur les 589 prévues dans le second degré : moins 18 postes au LP Joliot-Curie de Oignies, moins 14 à Denain, idem à Hénin-Beaumont.

« Militante zélée
du sarkozisme »

Dans la métropole lilloise, au LP Cousteau à Wasquehal, « 9 postes sur 22 passeraient à la trappe », dénonce Sylvie Vinsard pour le syndicat « Action et démocratie ». Les appels au boycott des conseils d’administration se multiplient. Appels aussi à manifester ce mardi 31 à Lille (départ du cortège à 14 h 30 de la Porte de Paris) ou à Paris. Une mobilisation à laquelle s’associent les politiques. Le Parti socialiste en tête, comme Martine Aubry, qui se déclare « choquée » par les fermetures de classe annoncées dans plusieurs écoles de Lille et par « les attaques » du personnel des Rased (réseau d’aide aux enfants en difficulté). Vendredi au siège nordiste de la fédération du PS, Le 1e r secrétaire Gilles Pargneaux et le député-maire de Lomme, Yves Durand, n’ont pas eu de mots assez durs pour dénoncer les suppressions de postes. « Le massacre continue, hélas ! Mais dans les déclarations du recteur (Marie-Jeanne Philippe, ndlr), on a dépassé le scandale » , s’exclame Yves Durand en ajoutant, « nous avons dans l’académie de Lille une militante zélée du sarkozisme, pas un recteur ».
« Le lycée professionnel, dans la région, est primordial et doit être une filière d’excellence, or, on est en train de le tuer », insiste le spécialiste des questions d’Éducation au PS pour qui la volonté du rectorat est claire : « Favoriser l’apprentissage en entreprise. » « Dans l’académie de Lille, Mme le recteur a dégradé sa fonction en se comportant en Sarkoziste de service, on n’a jamais eu une militante aussi partisane ! », ajoute Gilles Pargneaux. Pour Olivier Caremelle et Alexandra Lechner, porte-paroles du Collectif des élus démocrates et républicains à l’Éducation (CEDRE), « il ne faut pas mésestimer la tension dans les établissements ». Les communistes lillois dénoncent eux aussi les suppressions de classes dans les écoles de la ville, « dont trois du dispositif Eclair vanté comme étant au coeur de l’éducation prioritaire ».w

 

Roubaix : manifestation contre la fusion de deux lycées

À Roubaix, depuis le début du mois, élèves, parents d’élèves, enseignants et élus locaux protestent contre la « mise en réseau » de deux lycées. Cette fusion se ferait au détriment du lycée Van-der-Meersch qui perdrait ses classes de seconde à la rentrée de septembre. Hier, une manifestation a réuni entre 100 et 150 personnes qui ont défilé depuis le lycée jusqu’à l’hôtel de ville. Les élus et militants de gauche (PS, EE-LV et PCF) formaient une partie non-négligeable du cortège. Selon eux, la décision du rectorat est brutale, prise sans concertation et intervient à contretemps. Le lycée Van-der-Meersch est situé dans le quartier des Trois-Ponts, où se trouvent de nombreux logements sociaux. Alors que s’y déroulent de nombreux chantiers de rénovation urbaine, que le lycée bénéficie de nouvelles installations sportives et que le vélodrome couvert est érigé juste en face, vouloir le fermer serait une ineptie.wY.M.

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