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Emploi d’avenir: c’est parti!

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Le dispositif des « emplois d’avenir », destinés aux jeunes non ou peu qualifiés des zones défavorisées, est opérationnel depuis le 1er novembre 2012, tandis que le chômage concerne 22,7% des 15-24 ans au deuxième trimestre soit 634 000 personnes.Emploi d'avenir: c'est parti! emploidavenir-300x199

Le gouvernement ambitionne de créer 150 000 de ces emplois aidés d’ici à 2014, dont 100 000 dès l’an prochain. Dans la cible visée se trouvent notamment les 120 000 jeunes sortant chaque année du système scolaire sans diplôme, pour lesquels le taux de chômage dépasse 40%.

Coût estimé pour un dispositif tournant à plein régime : 1,5 milliard d’euros par an. Les emplois d’avenir, « ce sont les emplois de demain », a souligné le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors de la signature des premières conventions. « La priorité des priorités est de commencer et de continuer par les jeunes ».

L’objectif souligne le ministère de l’Emploi est de « permettre une première expérience professionnelle réussie pour que le jeune puisse se stabiliser dans son emploi d’avenir ou acquérir les compétences lui permettant d’évoluer vers un autre emploi ».

Selon Michel Sapin, le ministre du Travail, cette mesure coûtera à l’Etat « 2,3 milliards d’euros d’autorisations d’engagement pour les trois années qui viennent, 500 millions pour l’an prochain, 1,5 milliard par an lorsque les 150.000 emplois seront en puissance », grâce au « redéploiement des exonérations sur les heures supplémentaires ».

Rappelons que le Conseil constitutionnel, , a précisé que pour les employeurs publics, il ne pouvait s’agir que de CDD (conclu pour une durée de trente-six mois).

Subventionnés aux trois quarts par l’Etat, ces emplois d’avenir seront proposés, pour trois ans, essentiellement dans les collectivités locales et les associations. A noter, l’Education nationale aura son propre dispositif*.

Inscrit dans l’une des premières grandes lois du quinquennat , l’emploi d’avenir a pour objet de « faciliter l’insertion professionnelle et l’accès à la qualification des jeunes sans emploi âgés de 16 à 25 ans » peu ou pas qualifiés, en priorité dans les zones urbaines sensibles, les zones de revitalisation rurale, dans les départements d’outre-mer, ou « dans les territoires dans lesquels les jeunes connaissent des difficultés particulières d’accès à l’emploi « .

Le recrutement se fait dans des activités présentant un caractère d’utilité sociale ou environnementale ou ayant un fort potentiel de création d’emplois.

Les premières signatures devraient avoir lieu le 8 novembre à Chelles (Seine-en-Marne) en présence du président de la République, François Hollande.

Après les emplois d’avenir,  des « contrats de génération » devraient voir le jour en 2013, qui visent à encourager l’embauche de jeunes en CDI et le maintien dans l’emploi des seniors. Le gouvernement mise aussi sur la négociation engagée par les partenaires sociaux pour réformer le marché du travail, qu’il veut voir aboutir avant la fin de l’année.

Comme l’essentiel des quelque 400.000 autres contrats aidés déjà en place, les emplois d’avenir seront concentrés dans le secteur non marchand (collectivités, hôpitaux, associations). Le dispositif est aussi ouvert à la marge au secteur privé, quand les emplois y présentent une « utilité sociale avérée » et un fort potentiel d’embauche future.

Les emplois d’avenir seront créés dans des secteurs d’activité susceptibles d’offrir des perspectives de recrutement durables. Tels le développement durable, le numérique, l’aide à la personne, l’animation sociale, culturelle ou sportive.

Dans le Nord Pas de Calais, la région peur espérer comme le déclarait le préfet à la Voix du Nord, dans un premier temps, 7 800 emplois d’avenir (contrats sur trois ans à temps plein, dans la mesure du possible CDI, pris en charge par l’État à 75 %). La Région a dit qu’elle souhaitait participer au financement de ces emplois et prendrait une option sur 6 000 contrats où elle compléterait le financement de l’État.

La ville de Grande Synthe, par son maire Damien Careme, s’est déjà engagée à recruter 60 jeunes dans le cadre du nouveau dispositif.

*Des emplois d’avenir « professeur »

Le dispositif connaîtra aussi une autre déclinaison importante dans les écoles, collèges et lycées, publics et privés. Des emplois d’avenir « professeur » seront proposés aux boursiers qui se destinent aux métiers de l’enseignement mais ne peuvent pas poursuivre leurs études « faute de moyens ».

Les étudiants à partir de la deuxième année de licence seront employés pendant trois ans sans que leur travail n’excède un mi-temps. Ils devront s’engager à présenter un concours dans l’enseignement. En cumulant leur rémunération et leur bourse, ils disposeront d’un revenu moyen d’environ 900 euros. Ceux-ci aideront les enseignants mais « il n’y aura pas jamais de remplacement de professeur par un jeune en emploi d’avenir », a souligné Vincent Peillon, ministre de l’Education.

 

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