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une lente agonie

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Notre pays est soumis à la démocratie permanente.

Toujours en apnée démocratique, nous guettons à chaque scrutin les dernières convulsions et la montée de la température d’une organisation politique en fin de vie.

Initié en 1958, par et pour le général de Gaulle en pleine guerre d’Algérie, notre cinquième république a naturellement vieilli alors que la présidentialisation, à toutes les échelles, du pays est manifeste.

Le débat autour de la réforme territoriale est, on le voit dans les prises de position, moins un enjeu d’économie qu’un enjeu politique pointant le rôle et le périmètre des futures régions et surtout la disparition programmée des conseils généraux.

 Elle ne saurait pour autant faire oublier la nécessité d’en finir avec cette cinquième république agonisante alors que nos institutions sont dépassées.

Qu’attendent aujourd’hui  nos concitoyens?

Que les politiques assument leurs responsabilités dans un système politique transparent !

La présidentialisation du régime, longtemps dénoncée par la Gauche, contente aujourd’hui presque tout le monde.

Pourtant l’attente des français reste incommensurable au regard de l’incarnation de la fonction, la manière dont l’action politique est conduite et évidemment la ligne politique suivie.

Intimement mêlés, le poids vieillissant de nos institutions, l’instabilité chronique et les limites de nos partis politiques et la pusillanimité  des décisions prises affaiblissent durablement notre pays et font plonger la confiance des français dans notre capacité à sortir le pays du marasme économique et social.

Le passage à la sixième république est devenu une nécessité et une évidence afin de solder des institutions déconnectées des réalités de notre temps.

Au cours des siècles, la République a pris des formes diverses, révolutionnaire et guerrière en 1792, légaliste et sociale en 1848, laïque en 1870, parlementaire en 1946, présidentielle depuis 1958

Secouée et quelquefois brisée par l’Histoire, notre République est malade.

Fatiguée et usée.

Qui ne le voit ?

Ses concepteurs en 1958  bâtirent avant tout, contexte oblige, un exécutif fort et bridèrent le Parlement en l’amputant de tout ou partie de son pouvoir de contrôler l’exécutif. 

Le Président de la république lui-même est le symbole fragrant de l’irresponsabilité politique, ne répondant ni devant le Parlement et encore moins devant les citoyens.

 

L’affirmation d’une nouvelle forme démocratique du pouvoir devrait passer par la responsabilité unique, pleine et entière, du pouvoir confié par le parlement à un premier ministre, issue de la majorité, et responsable devant lui.

Les pouvoirs de gouvernement seront donc complétement transférés au Premier Ministre qui en rendra compte devant le Parlement et les citoyens.

 

Cette sixième république aura une colonne vertébrale, celle des députés élus. Ils redonneront, par leur investissement, une stature à notre Parlement.

Le mandat unique « intégral », renouvelable 2 fois maximum, permettra aux parlementaires de travailler complètement à leurs missions.

La fin du cumul des mandats et celle de la disparition programmée de la fonction présidentielle sont deux conditions vitales pour faire respirer notre démocratie avant même toute réforme territoriale.

 

Il faudra aussi au regard du nombre d’affaires polluant la vie politique être intransigeant contre tous ceux qui atteignent au cœur notre démocratie.

 Les grecs de l’époque classique bannissaient.

Nous nous contenterons d’interdire «  aux affairistes » la prise de responsabilité politique considérant que la question des investitures, dans et par les partis, est aussi un élément du problème et peut être le début de la solution.

Les systèmes féodaux vassaliques mis en place ont créé, aussi bien à droite et à gauche, des baronnies à toutes les échelles.

Le territoire est devenu le fief.

 L’homme politique local, le baron.

 Le vassal attend son heure pour l’hommage  alors que le peuple rendra, ou non, utilement son verdict démocratique.

Certes le trait est un peu forcé mais la question de « l’environnement politique » aujourd’hui  clairement posée doit obtenir de vraies réponses et non des demis mesures.

Alors nous retrouverons un élan, et en toute connaissance, nous pourrons collectivement légitimer l’action d’un gouvernement local (ou régional) et national entrant en résonance avec les choix et les attentes de nos concitoyens.

 

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