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Collomb et la ligne de démarcation

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Chute_de_droits_105-140_DEF_VECT_FLASHLe 18 janvier dernier, le Premier ministre britannique Theresa May et le Président de laRépublique français, Emmanuel Macron, se sont retrouvés pour signer à Sandhurst un nouveau traité« relatif au renforcement de la coopération pour la gestion coordonnée de la frontièrefranco-britannique, communément appelé « traité de Sandhurst », entré en vigueur le 1er février dernier.

Ce texte s’ajoute à tous ceux déjà rédigés depuis 1986 poursuivent un même but :  empêcher, l’accès des exilés au territoire britannique.

Emmanuel macron porte donc la même voix et la même politique que les gouvernements précédents alors qu’il avait clairement évoqué pendant la campagne présidentielle son intention de « renégocier, le traité du Touquet ».

Le traité de Sandhurst valide pourtant et durcit tous les traités antérieurs pour une nouvelle fois réaffirmer que la frontière britannique est déplacée en France. « Much ado about nothing », comme disent nos amis Anglais !

Un an après le démantèlement de la « Jungle de Calais » et l’incendie du leu humanitaire de Grande-Synthe, la situation n’a pas évolué.

Si le nombre d’exilés à Calais et Grande-Synthe est objectivement, moins important et « logique » au regard des politiques déployées au local, l’état français s’est condamné lui-même à l’impuissance alors qu’il doit répondre à ses obligations d’accueil et d’hébergement d’urgence.

Les invisibles restent évidemment toutes celles et ceux que l’on ne veut voir.

Tel le mythe de Sisyphe, l’Etat doit sécuriser (l’objectif du nouveau traité est aussi celui du coût du financement par l’Angleterre des mesures de protection), orienter et mettre à l’abri ( en CAO ou Caes)  alors qu’il subit en fait les conséquences, tous les jours, de son manque de moyens et de sa pusillanimité.

Un exemple parmi d’autre ?

La mise en pratique, dans le traité, de la « théorie de G.Collomb » de la ligne de démarcation protégeant le littoral et en particulier le Calaisis et le Dunkerquois de toute implantation, refusant de créer des structures d’hébergement pour les exilés sur la bande côtière.

L’article 1 du traité est limpide évoquant le fait que « le Royaume-Uni soutiendra la France pour la mise en place de structures d’hébergement localisées en dehors de Calais et de Dunkerque tels les CAES.

Les difficultés de l’Etat à faire face à ses obligations ont donc une conséquence très claire : celui d’accepter que les exilés « vivent et errent » attendant de pouvoir passer ou d’être mis à l’abri…avant de revenir.

Cette ligne de démarcation, sur injonction britannique, est une vraie honte. Elle aura pour conséquence de fixer, dans des conditions indignes, les exilés sur les axes de passage en Angleterre.

Offrir une solution locale, comme cela a été le cas pendant quelques mois à Calais via le centre d’accueil provisoire, ou à Grande-Synthe avec la linière, c’est aussi faire reculer les tensions, freiner les peurs et stopper l’intolérance.

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